Le coin du bouquiniste : "il était une fois Marseille"

J’aime bien faire d’un billet deux coups ! Celui-ci me permet de vous parler d’un bouquiniste  que j’aime beaucoup, et qui a largement contribué à ce que ma bibliothèque "marseillaise" explose ces dernières années. Mais aussi d’un livre qui m’a beaucoup plu et qui m’a plongé dans une grande réflexion : "Les 950 000 jours de Marseille" par Gabriel Domenech que je ne connaissais pas et dont la trajectoire politique m’a plus que surpris.

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Marseille contre Marseille 2

Après le premier il y a plusieurs jours, j’ai loué le deuxième DVD du documentaire « Marseille contre Marseille ». Il couvre les élections régionales de 1992 et les législatives de 1993 et son marquée par la présence de deux « personnages » qui accaparent l’attention : Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen.

Pour le scrutin régional : Jean-Claude Gaudin lutte pour sa réélection à la tête d’un conseil encore jeune et qui doit démontrer son utilité. Il doit justifier quelque chose de "délicat" (le mot est faible) : sa cogestion avec le FN entre 86 et 92. La phrase qu’il prononce "le FN doit rester une force d’appoint" m’a particulièrement choqué : les choses ont quand même changé par la suite, même si l’on prête de nouveau à l’UMP la tentation de l’alliance frontiste. Finalement, c’est l’entrée de Le Pen dans la course (comme tête de liste dans les Alpes Maritimes) qui le décide de rompre avec son allié tacite. Lire la suite

Marseille contre Marseille 1

J’ai loué le premier DVD du documentaire « Marseille contre Marseille » au Vidéodrome. L’ensemble compte 7 épisodes couvrant 12 années de politiques marseillaises vues par Michel Samson, également co-auteur du livre « Gouverner Marseille » avec Péraldi, et Jean-Louis Comolli, cinéaste.

Ce premier DVD, intitulé « Marseille de père en fils », s’ouvre sur la mort de Gaston Deferre (1986) et le grand vide qui s’en suivit. On y voit les deux « héritiers » socialistes se déchirer pour devenir calife à la place du feu-grand calife. Michel Pezet dans le rôle d’Œdipe, fils parricide, adoubé par le PS national ; et Robert Vigouroux, fils légitime devenu Maire par intérim et soutenu par Madame veuve Deferre (Edmonde Charles-Roux herself). Face à eux, un Jean-Claude Gaudin fringuant, rassembleur de la droite et qui y croit plus que jamais. Les élections de 1989 confirmeront le triomphe de Vigouroux, avec plus de 40% des suffrages dès le premier tour, et l’existence d’un Defferrisme plus fort que tout. Lire la suite