Une diva tombée du camion

Les réformes de la retraite font des ravages ! A repousser l’âge légal de départ, on se retrouve avec des situations déroutantes où de vieilles dames se voient obligées de poursuivre sur scène pour joindre les deux bouts du carré Hermès… C’est ainsi que j’ai vu hier soir Arielle Dombasle au Gymnase… A la base, je classe Arielle Dombasle dans la catégorie des gens qui m’irritent, avec Arthur et Johnny Hallyday, mais la curiosité peut tout et quand on m’a proposé d’assister à son spectacle au Gymnase, j’ai dit : "oui, ça me permettra toujours de fonder mon avis". Du 14 au 18 mai, l’autoproclamée "diva latina" se produit sur la Canebière, ce qui est déjà d’une certaine incongruité, me semble-t-il, tant j’ai du mal à envisager une personne aussi symboliquement différente de Marseille. Lire la suite

Barcelone 1992, Marseille 2013, pas le même air

Voilà un billet que j’ai en tête depuis longtemps… tout le monde connaît maintenant mon catalanisme latent, ma passion pour Barcelone et l’intérêt que j’ai pour la communication des villes en général. Je vous propose aujourd’hui une (courte) analyse comparée des "hymnes" de deux évènements internationaux ayant eu lieu, un à Barcelone, et l’autre à Marseille. A ma droite "Barcelona" par Freddie Mercury et Montserrat Caballé pour les JO de 1992, à ma gauche, "export import" de Gari Gréu et Flavia Coelho.

Peut-on comparer les deux ? Apriori oui, bien que les évènements soient différents, ils ont tous deux choisi la musique pour s’incarner, l’ambition n’a rien à voir (d’un côté on est mondial, de l’autre européen voire français) mais c’est dans les deux cas une ouverture vers les autres. Du coup, c’est un bout d’elle-même que les villes ont mises dans ces chansons, et c’est intéressant (enfin je crois) de voir ce qu’elles aiment montrer d’elles. Lire la suite

Sur une planète très très loin d’ici, Marseille Capitale

Pour comprendre l’absurdité du centralisme, ça peut-être rigolo d’en déplacer le centre le temps de quelques lignes. Imaginez une seconde, très très loin d’ici, une planète copiée collée de la nôtre, tout pareil à un détail près. On l’appelle la planète bleue, elle compte bien cinq continents, et sur le plus « vieux » d’entre eux, un pays a la forme d’un hexagone. Jusque-là, rien de bien original, mais voilà, bordé par quatre mers, il a choisi la plus méridionale d’entre-elles pour y installer sa capitale.

IMG_0643

Lire la suite

Quand on va trop loin

Il y a quelques temps j’avais publié le compte rendu d’expositions que j’avais vu avec des amis à la Vieille Charité et à Cantini, qu’assez peu de gens avaient vu… jusqu’à cet après-midi. Je vois un, puis deux commentaires anonymes arriver, dont un depuis la Mairie. Je dois dire que sur ce billet, je décrivais dans le même genre dont je parle des élus marseillais ou de Maryse les surveillantes de musées, j’aurais dû y réfléchir à deux fois et je vais tenter d’expliquer pourquoi. Lire la suite

Mieux utiliser les travaux d’intérêt général

Tous les candidats à la Mairie de Marseille y vont de leur laïus sécuritaire. Manière forte, dialogue, police, social… On parle de tout mais je n’ai pas encore vu les travaux d’intérêt général qui pourraient être une partie de la solution. J’y pense maintenant car en sortant du métro Cinq-Avenues, j’ai vu un groupe de garçons d’environ 16 ans se jeter des cailloux dessus en plein milieux de la rue. Des familles avec des enfants passaient par là, tout le monde a hâté le pas, ça les faisaient rire, ils étaient maîtres de la rue et devaient se sentir puissants.

Que faire face à ça ? Une amende qu’ils ne pourront pas payer ? Quelques heures de garde à vue et un sermon ? Ou une dizaine d’heures de travaux d’intérêt généraux ? Il me semble que la troisième option permet de sanctionner un comportement inacceptable tout en refusant l’escalade de violence, à travers une expérience constructive. Lire la suite

La marseillologie est un devoir du chercheur phocéen

Nicolas Maisetti vient de publier un billet intitulé : "Qu’est-ce que la marseillologie ?", je lui emboîte le pas à toute vitesse. La marseillologie est une science, mot 100% dérivé du grec, "Massalia" et "logos", la science de Marseille. Dire "la science de Marseille", c’est envisager la science du fait marseillais, l’étude minutieuse de ce que cette ville construit, détruit, montre et cache. Mais c’est aussi parler de la science depuis Marseille et vers le monde, se pencher sur l’universalité du fait marseillais. Car nous pensons en toute mauvaise foi que l’étude de Marseille débouche nécessairement sur des connaissances à portée universelle. Mais c’est aussi plus sérieusement une réaction quasi épidermique face aux jugements extrêmes et au manque de considération dont souffre Marseille, qui mérite bien une science à elle. Un devoir pour le chercheur à Marseille. Lire la suite

Carte postale de… Saint-Nazaire

Salut tout le monde, je suis passé par un autre port français hier, près de Nantes, au bout de la Loire : Saint-Nazaire. On m’avait bien dit de ne pas y aller, "c’est moche", "c’est hideux" etc… je me suis dit que ça pourrait me plaire.

C’est vrai que l’architecture est bizarre, on nous parle de la guerre et on se dit que le Panier c’est rien à côté de ce qu’on subit ces villes-là au bord de l’Atlantique. Soudain, un énorme blockhaus, la base sous-marine, un énorme pavé de béton construit par les nazis pendant la guerre pour protéger leurs sous-marins des bombardements alliés. Lire la suite