Contre les nouveaux chiens de garde… décentralisons !

Le billet qui arrive en retard… j’ai vu “les nouveaux chiens de garde” il y a 10 jours, au début je ne voulais pas (voir un documentaire au cinéma – je ne vois pas bien l’intérêt, si ce n’est de satisfaire l’impatience), et puis j’ai entendu la Mediachroniks du 14 janvier sur Le Mouv’ qui m’a convaincu d’y aller.

Je suis donc allé dans le seul cinéma qui diffusait le documentaire, dans une salle avec quelques monsieurs stylés Sud Rail en guise d’introduction pour un documentaire franchement pas sarkozyste. Documentaire qui a provoqué chez moi une réaction non désirée par leurs réalisateurs (ou du moins je l’imagine) et que je vais tenter d’expliquer.

Rapide résumé pour ceux qui ne l’auraient pas vu…

Les nouveaux chiens de garde : Bande Annonce | zoom-Cinema.fr

Le documentaire montre en trois partie pourquoi les médias ne peuvent être ni indépendants, ni objectifs, ni pluralistes. Mondes politiques, économiques et médiatiques servent, selon les réalisateurs, les mêmes intérêts puisque ceux qui les composent appartiennent à la même classe, et vivent dans le même monde. Une des personnes interrogées utilisent une image simple : dans une famille il y a trois frères, un fait de la politique, un autre dirige une entreprise et le troisième est journaliste.

A plusieurs reprises on voit que tous ces gens dînent tous les derniers mercredis du mois place de la Concorde à Paris, les fameux dîner du Cercle, pris en lieu symbolique de cette espèce de partouze incestueuse à laquelle participent grands journalistes, responsables politiques et dirigeants du CAC 40.

Conséquences directes de cette situation : les journalistes sont déconnectés des milieux auxquels ils s’adressent et ne peuvent pas comprendre la situation des “classes populaires”, et défendent en dernier lieu les intérêts de leur groupe qui est par nature conservateur.

Je me contente ici de restituer le propos du film, sans adhérer à l’ensemble du raisonnement, principalement parce que je me méfie des exposés trop manichéens….Je ne veux pas engager un débat sur le fond du film mais partager une réflexion qu’il m’a provoqué.

Je me demandais donc si nous ne payions pas là une fois de plus notre ultra-centralisme qui fait de Paris LE lieu de tous les pouvoirs ? Trouve-t-on la même situation en Allemagne où les politiques sont à Berlin, les principaux dirigeants économiques un peu partout mais surtout dans la Rhur, et les médias dispersés entre Hambourg, Francfort, Munich et Berlin… ? J’imagine qu’il y a une multitude de réseaux dans chaque ville mais pas un Cercle surpuissant où tout le monde partage ses infos et ses miasmes autour de verres baccarat.

Il faudrait y penser pour une prochaine vague de décentralisation… Soit en décentralisant le seul des trois qui est aux mains de l’Etat : c’est à dire le pouvoir politique (le Parlement à Toulouse, ça aurait de la gueule quand même !). Et par la même occasion, je crois pertinent de répéter qu’un média national qui ferait le choix de s’installer à Marseille parviendrait 1) à se rapprocher de la vraie vie 2) à s’éloigner géographiquement et donc moralement du Cercle et de ses miasmes.

Ma vie sans voiture à Marseille, épisode 4…

…je m’installe à La Grognarde ! Vous ne savez pas où c’est la Grognarde ? Prenez La Blancarde, facile, suivez le tracés de la ligne 1 du tram, Saint-Pierre…Boiseraie…Air Bel… et pam : La Grognarde ! Ouf, c’est loin ! Moi qui faisait le beau avec ma vie sans voiture, mon métro, mon tramway, mon centre-ville à pied, me voilà soumis à une épreuve de niveau 2 : vivre sans voiture à la Grognarde.

Avant d’aller plus loin, un brin d’explications, je me retrouve là-bas parce que j’ai rendu mon super appart du centre-ville pour cause de changement de boulot et départ imminent à Barcelone (je vous en dirai plus une autre fois, mais ce n’est que pour quelques mois, je serai de retour avant l’été). Bref, j’ai été accueilli temporairement à La Grognarde par un membre de ma famille.

Si loin, si près...

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Marsactu prend du poids

C’est officiel depuis ce matin : Marsactu grossit ! Le pure player marseillais qui fête ses deux ans avec 80 000 vu mensuels, double le nombre de journalistes (et oui, de 2 à 4), accueille un investisseur notable en la personne de Frédéric Chevalier (fondateur d’High co, régulier des bons coups du web et président du club top20) et nous prépare un nouveau site.

En deux ans, le site est passé du “blog de Boucaud” au statut d’ovni, puis à l’emmerdeur et maintenant près à entrer au panthéon des médias marseillais et provençaux avec France3, La Provence, La Marseillaise, France Bleu, Radio Star (…j’en oublie ?), le tout avec une ligne éditoriale qui fait le pari de l’indépendance et de la qualité.

Que peut-on leur souhaiter pour 2012 (à part un vrai site sexy) ? Lire la suite

Bon bout d’an…

…e a l’an que vèn ! Joyeuses fêtes à tous, plein de Mistral pour chasser 2011 et se préparer à accueillir 2012.

Pompes à huile et 12 autres desserts, on retrouve sa famille et les emmerdes qui vont avec, les vieilles histoires, on mange beaucoup, trop parfois, mais on est content de se retrouver, de voir les yeux des enfants qui brillent quand ils ouvrent les paquets des cadeaux qu’on a choisi pour eux.

On a sorti des bons vins, les plus beaux couverts, le sapin (merde, le sapin, j’ai oublié le sapin… comment on peut oublier le sapin ?), les frères et sœurs rappliquent, on rigole, on parle de ceux qui ne sont pas là, on se raconte des histoires, on se réunit autour du papet.

Et c’est le seul moment de l’année où tout le monde se rappelle qu’on parle tous un minimum de provençal…

“a l’an que vèn, si sian pas mai, que fuguèn pas mens”

Ma vie sans voiture à Marseille, épisode 3

Un nouvel épisode de l’épopée sans voiture à Marseille : un épisode spécial noël qui m’a promené de la Blancarde jusqu’à chez moi en passant par Toulon et La Valentine un samedi après-midi ! Une histoire qui se finit bien dans laquelle j’ai appris que la RTM renforçait le service vers les centres commerciaux…

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Une idée de campagne touristique “côté obscur”

Je discutais il y a quelques jours avec un ami expatrié à Londres et s’indignait contre la pub « Marseille on the move » qu’il a vu dans le métro londonien au moment de la campagne. L’objet du délit le voilà : c’est une vue de Marseille, rien à dire, avec une photo d’hôtesse du Parc Chanot maquillée à la truelle…un slogan assez peu différenciant et « faiblard ». Je reprends ses mots “on a l’impression qu’ils ont fait ça vite avec la nièce d’un adjoint, c’est dommage !”

Alors nous sommes partis dans un brain storming d’idées alternatives et nous sommes arrivés à l’idée d’une campagne publicitaire destinée à se retrouver dans un contexte urbain (métro, affichage) et ciblerait des touristes plus jeunes : les différentes affiches utiliseraient des phrases issues des chansons de hip-hop marseillais. Lire la suite

Plus qu’un dimanche chômé à Marseille ?

Techniquement, les commerçants du centre-ville de Marseille peuvent dès maintenant rester ouverts tous les dimanches… tous sauf un ! Et oui, il y a les traditionnels dimanches d’avant noëls, puis à partir du 1er janvier l’accord négocié par l’UPE13 et les principaux syndicats (sauf FO) leur permet d’ouvrir tous les dimanches sans exceptions. Personne ne sait qui le mettra en place dès le 1er janvier, il y a fort à parier que la plupart ne le feront pas, mais dans le doute, je profiterais du 25 décembre prochain pour aller me promener rue Saint-Fé et autour… peut-être le dernier dimanche aussi calme ?

Marseille devient la première ville à rendre possible le travail dominical sur un tel périmètre (un gros triangle qui va de la Tour CMA-CGM à la Place Castellane et aux Catalans, soulevant de nombreuses questions de société. Pas frocément la fin du repos hebdomadaire unique pour tous (qui n’existait déjà pas – ceux qui travaillent dans la restauration ou les loisirs le savent) mais plutôt celle du rythme de la ville : Marseille va-t-elle devenir une ville en activité permanente ? Avec des rues animées même le dimanche, même l’hiver ? A partir de là, le rythme des transports publics devrait-il être modifié également ?

Mais je trouve que c’est surtout du côté de l’économie que les questions s’amoncellent : y a-t-il assez de consommation à Marseille pour l’étaler sur 7 jours ? Marseille va-t-elle réussir à capter une part significative des clients de Plan de Campagne ? Des enseignes vont-elles privilégier le centre de Marseille plutôt qu’Aix ou un centre commercial pour s’implanter dans la Région ? Cette mesure va-t-elle permettre de favoriser l’emploi des étudiants comme en Angleterre ?

Mais une question devance toutes les autres : quelles enseignes ont réellement prévues d’ouvrir le dimanche à partir de janvier prochain ?

Là je pense naturellement que les grandes enseignes sont favorisées car elles peuvent se permettre de prendre le risque d’ouvrir à perte au début le temps qu’une « clientèle du dimanche » prenne ses habitudes et que l’exercice devienne rentable. On verra surement St Fé ouvert, pour le haut de Paradis ça risque de prendre un peu plus de temps.

En direct des Lumières de Lyon

Je ne donnais plus de nouvelles pour plein de raisons, notamment parce que je suis à Lyon. Pas de panique, je ne m’y suis pas installé définitivement (ouf) mais seulement pour quelques jours, et je suis notamment tombé sur “La Fête des Lumières”. Depuis jeudi dernier, et pendant quatre nuits, la ville s’est parée de performances lumineuses, mettant en valeur le patrimoine architectural de la ville. Et je me suis demandé ce qui pourrait en être l’équivalent à Marseille…

En quelques mots, la fête des lumières dans son format actuel est une récupération de la tradition lyonnaise de mettre une bougie au balcon pour remercier Marie d’avoir protégé la ville de la peste (déjà à l’époque nous avions eu moins de chance !). Bref, tous les 8 décembre depuis 1852, les lyonnais fêtent l’Immaculée Conception Lire la suite